Je me porte candidat au Conseil Communal de Fribourg

Chères et Chers ami-e-s

Madame, Monsieur

C’est avec force et conviction que je me lance dans la campagne des communales à Fribourg, en vue des élections du 28 février prochain.

En tant que candidat au Conseil communal, je représente mon parti, le Centre Gauche-PCS,  au sein d’une alliance avec le Parti socialiste et les Verts. Notre objectif commun est de maintenir la majorité plurielle de « gauche / centre gauche » à l’exécutif de Fribourg. Majorité qui a fait ses preuves avec un très bon bilan depuis deux législatures. Bien sûr, je tiens à remercier en premier lieu notre Conseillère communale Madeleine Genoud-Page qui quitte l’exécutif de la ville après dix ans d’un service inlassable. Je me réjouis de m’engager dans cette campagne aux cotés de Thierry Steiert (PS) à qui je souhaite une belle réélection, Andrea Burgener Woeffray (PS), Lise Marie Graden (PS), et François Ingold (Verts).

Pourquoi je me porte candidat ?

Pour commencer, j’aime Fribourg, c’est ma ville. Ma famille y réside depuis trois générations. Je crois sincèrement ensuite qu’après 10 ans au Conseil général de la Ville de Fribourg, dont un an de présidence,  l’expérience de diverses commissions, 8 ans au sein du législatif de l’agglo,  et 11 ans au comité et au secrétariat politique d’une association environnementale comme l’ATE, me voilà désormais prêt à exercer une fonction dans un exécutif. Je souhaite continuer à m’engager pour le bien de mes concitoyennes et concitoyens. Mettre mon expérience, ma créativité, ma capacité de conviction pour construire l’avenir de notre magnifique ville, tel est mon projet.

D’avance, je vous remercie de le soutenir par votre vote.  

 

             Pierre-Olivier Nobs

l'humain au centre le coeur à gauche

 

Allocution du 1er août 2015

 suisse

Pierre-Olivier Nobs, Conseiller général et d’agglomération, Ville de Fribourg

 

Seules les paroles prononcées font foi.

Madame la Conseillère communale, Madeleine Genoud-Page, représentante de l’Exécutif de notre capitale cantonale,

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales, communales, militaires en vos titres et fonctions,

Meine Damen und Herren, Vertreter der Behörden des Bundes, des Kantons, der Gemeinden und des Militärs,

 

Chères et chers Confédéré-e-s,

Liebe Eidgenossinnen und Eidgenossen,

 

Chères et chers habitants de Fribourg et de son agglomération,

Liebe Einwohnerinnen und Einwohner von Freiburg und Agglomeration,

 

Chères et chers amis de la Suisse,

Liebe Freundinnen und Freunde der Schweiz,

 

C’est un grand honneur, mais surtout un grand plaisir, que de m’adresser à vous en ce jour de fête nationale.

Jamais, en 1991, alors que je m’installais professionnellement à Fribourg, précisément ici, dans ce quartier de la Neuveville, je n’aurais pu imaginer que 24 ans plus tard, j’allais y être l’orateur des festivités du 1er août. Pour cette confiance, merci !

Comme chacune et chacun d’entre vous le sait, notre passé, notre histoire, sont souvent sources d’inspiration pour notre quotidien et pour notre futur. Je me permets ce soir de vous inviter à un bref retour au siècle passé.

Il y a cent ans, en août 1915, l’Europe était à feu et à sang. Des trains remplis de blessés, des différentes nations belligérantes, traversaient notre pays en passant aussi par Fribourg. La Confédération helvétique, bien qu’épargnée, était en proie au malaise. Des divisions naissaient entre nos deux communautés linguistiques, créant aussi à Fribourg, des manifestations. La Suisse, devait chercher dans ses fondements, le ciment de sa cohésion, pour ne pas se laisser entraîner dans cette tourmente: rester neutre certes, mais le rester en étant digne des valeurs humaines. Ainsi naquit le principe de neutralité au service de la paix, principe que notre pays choie encore aujourd’hui et qui participe chaque jour à notre succès.

Cent ans plus tard, le monde est en proie à des guerres d’un autre âge. Des actes de barbarie nous rappellent des moments de l’histoire que nous pensions révolus.

Nos voisins européens sont confrontés à des difficultés économiques et nous y entraînent dans une certaine mesure. Nos amis ont peut-être oublié, que la création d’une monnaie unique ne devait pas être une fin en soi mais devait aussi s’accompagner de la création d’une unité supranationale.

Pourtant aujourd’hui, malgré les difficultés du moment, nos amis européens savent pourquoi ils sont ensemble. La construction européenne préserve et garantit la paix. La paix est la valeur suprême sur laquelle nous aussi, Suisses, construisons notre prospérité. Notre Pays, véritable cœur de ce continent, ne peut se réjouir des difficultés de ses voisins et amis.

Der Schweiz geht es gut, weil sie es verstanden hat, die Minderheiten zu respektieren – sowohl kulturelle, sprachliche, soziale oder religiöse – und somit den Zusammenhalt zu festigen. Die Schweiz hat auch verstanden, dass die Solidarität eine treibende Kraft zum Wohlstand ist.

La Suisse s’en tire bien, parce qu’elle a compris que le respect des minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques, sociales, religieuses était le ciment de la cohésion. La Suisse a aussi compris que la solidarité était un moteur de prospérité.

Suissesses et Suisses, restons attentifs. Ne cédons pas aux sirènes de ceux qui, avec des promesses simplistes, nous font miroiter des solutions faciles à des problèmes complexes. Ne suivons pas ceux qui remettent en question nos valeurs ou une certaine solidarité confédérale ou internationale. Sachons garder l’esprit de la réflexion. Laissons les recettes populistes dans la mémoire des livres d’histoire.

Leider vergrössert sich heute in diesem Land der Graben zwischen den Ärmsten und den Reichsten immer mehr.

Aujourd’hui, malheureusement les écarts entre les plus riches et les plus pauvres de ce pays se creusent.

Nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, ont tendances à s’éloigner de leurs responsabilités sociales. La pression du marché international ne devrait pas être une excuse facile pour oublier nos valeurs.

La Suisse est aussi en train de subir une très forte pression migratoire. C’est une chance pour notre économie. Cela permet aussi de faire face au déséquilibre de la pyramide des âges en finançant, par exemple l’AVS. C’est aussi des richesses culturelles et une ouverture sur le monde qui apporte beaucoup à notre Pays. Mais cette pression, constitue bien évidement un défi. Fidèles à notre tradition humanitaire, nous voici confrontés à l’intégration de gens venus des quatre coins du monde. Cependant, il est naturel d’attendre de ceux qui viennent chez nous pour trouver une terre d’accueil, le respect de nos valeurs fondamentales, de nos lois et de notre constitution.

Enfin, notre pays est aussi une terre d’innovation. Notre nation a aussi compris l’importance de préserver les conditions d’existence environnementales. C’est pourquoi, je tiens à saluer, malgré une péripétie de parcours, l’exploit et le message que des Suisses d’exception comme Bertrand Piccard et André Borschberg donnent à la Suisse et au monde. A quand des trolleybus solaires dans nos villes et nos agglomérations ?

Ich grüsse auch die kleinste Armee der Welt. An diesem ersten August denke ich natürlich auch an unsere jungen Männer der Schweizergarde im Vatikan. Auch sie nehmen, auf ihre Art und Weise, am gemeinsamen Engagement teil. Was für eine Verantwortung, einen Papst zu schützen, der sich engagiert und die Menschheit zu mehr Solidarität und zum Schutz der Umwelt auffordert.

Nous pouvons être fiers que des Suisses préservent aujourd’hui l’intégrité d’une éminente personnalité si sincèrement engagée, incarnée par le pape François.

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens, chères et chers ami-e-s de la Suisse, à nous de continuer à tout faire au quotidien pour que notre Pays reste cet état de droit prospère dans lequel il fait bon vivre.

Merci à vous toutes et tous de nous honorer par votre présence, ici à Fribourg.

Vielen Dank ihnen allen hier in Freiburg, die sie uns mit ihrer Anwesenheit beehren.

 

Un grand merci encore à l’association du quartier de la Neuveville pour l’organisation, année après année de ce moment de liesse confédérale.

Le temps de penser à la fête, au partage en famille et avec les ami-e-s est venu. Je vous souhaite à toutes et tous une très belle fête nationale et terminerai en vous rappelant le serment des TROIS SUISSES.

 

UN POUR TOUS, TOUS POUR UN

EINER FÜR ALLE, ALLE FÜR EINEN

Es lebe die Schweiz !

Que vive la Suisse !

Hymne national !

ALLOCUTION DE FIN D’ANNEE PRESIDENTIELLE AU CONSEIL GENERAL DE LA VILLE DE FRIBOURG

7 avril 2014

« Mesdames et Messieurs les membres du Conseil général,

Le 8 mai 2014, je terminerai officiellement mon mandat.

Présider notre Conseil fut pour moi un honneur et un plaisir.

J’en garderai aussi de très bons souvenirs.

Sehr geehrte Damen und Herren, Mitglieder des Generalrates

Am 8. Mai 2014 werde ich offiziell mein Mandat beenden.

Es war mir eine Ehre und ein Vergnügen, unseren Generalrat zu präsidieren.

Ich werde diese Zeit immer in guter Erinnerung behalten.

Certes au départ, cela fait un peu peur mais une fois la vitesse de croisière atteinte, la satisfaction est au rendez-vous.

Je sais, chères et chers collègues que souvent nous, membres du Conseil général, aimerions avoir un peu plus de poids dans les décisions et plus d’indépendance par rapport au Conseil Communal. J’ai pu le constater par exemple avec le dossier de la fusion tout en profitant au passage de remercier les membres de cette Commission pour l’excellent travail accompli.

Mais n’oublions pas que nous sommes deux organes du même corps. Que nous avons pour mission de travailler en regardant dans la même direction pour le bien de notre population et de notre ville. Que nous devons respecter la séparation des pouvoirs entre le Conseil communal et le Conseil général. Cette séparation des pouvoirs est un principe essentiel à toute démocratie. Il permet de préserver les droits fondamentaux, la liberté de pensée et d’action,les sensibilités et la concorde, notamment entre nos deux Conseils. En tant que Président, je me suis efforcé de respecter ce principe.

J’ai cependant pu constater que la tâche de notre secrétariat n’était pas toujours facile et que parfois satisfaire les demandes de notre Conseil et de son Président pouvait être en porte-à-faux avec les intérêts du Conseil communal. Mais n’oublions pas que jusqu’en 1982, le syndic d’une commune cumulait la fonction de syndicet de Président du Conseil général et que les habitudes ont la vie dure ! Pour l’instant les dispositions légales ne nous permettent pas de nous émanciper plus.

Petit bilan

Votre Président sortant a préparé les séances de notre Conseil en collaboration étroite avec notre secrétariat, géré les débats qui se sont déroulés sur neuf soirées. Sur invitation, il a rendu visite à la Commission financière et à la Commission de fusion et les en remercie. Lancé un processus de toilettage de notre règlement ainsi qu’une réflexion qui propose d’augmenter la visibilité du Président de notre Conseil. Répondu à la presse et donné trois interviews aux médias électroniques, écrit au Conseil d’Etat pour lui manifester l’intérêt de notre Conseil à être associé aux festivités d’inauguration du pont de la Poya, organisé une course d’école. Bien entendu, il a continué à faire avancer le processus de révision de la brochure qui explique le job de Conseillère et de Conseiller général ainsi que les travaux en lien avec la nouvelle loi de l’information. Répondu aux courriers et transmis à qui de droit. Il a représenté notre Conseil et la population de notre ville à plus de cinquante reprises. Rencontré de manière informelle les Présidents des Conseil généraux de Villars-sur-Glâne et de Marly, dont je salue encore la présence parmi nous ce soir. Un moment marquant qui restera gravé dans ma mémoire fut les voeux adressée en votre nom à Messeigneurs Morerod et de Raemy. Un autre fut les salutations officielles adressées aux groupes participants aux rencontres internationales de folklore de Fribourg, salutations exprimées en bulgare, népalais, russe, roumain, polonais, portugais et espagnol et ceci au nom de nos deux Conseils, le Conseil communal étant en vacances durant cette période.

Bevor ich meinen Posten abgebe, liegt mir daran, noch einmal meine Sicht der Zweisprachigkeit zu erörtern. Wir sollten daran bleiben, sie im Rahmen und im Herzen unseres Rates zu fördern. Die Zweisprachigkeit ist ein Trumpf unserer Stadt und für die Zukunft von Gross-Freiburg-Fribourg. Sie hebt uns unter anderem von den Agglomerationen Lausanne und Bern ab.

C’est pourquoi il est si important de songer à créer un destin commun non seulement avec des communes voisines francophones, mais aussi avec des communes voisines germanophones.

Es scheint mir wichtig, dass man auch daran denkt, Düdingen und gegebenenfalls Tafers in den Prozess einzuschliessen, um eine einheitliche zweisprachige Kantonshauptstadt zu kreieren.

Une capitale cantonale bilingue qui est économiquement et culturellement forte, qui cultive la connaissance et le savoir, qui sache s’inscrire sur la diversité de ses membres pour développer une identité commune et dans laquelle il fait bon vivre.

Remerciements

Je remercie très chaleureusement Mmes N. Defferrard Crausaz, N. Marvardi et I. Buntschu pour leur travail de grande qualité et leur engagement pour le secrétariat du Conseil général ! J’ai véritablement pu compter sur un secrétariat efficace, compétant et zélé ! Je remercie aussi les scrutatrices et les scrutateurs, qui font un travail parfois ingrat, mais hautement important. Sans oublier notre scrutateur-chef, M. F. Miche.

Un grand merci aussi au personnel de notre Commune qui oeuvre dans l’ombre pour notre Conseil et pour notre Ville, ainsi qu’aux différents huissiers qui se sont succédé pour assurer le bon déroulement et la sécurité de nos débats. Enfin, Je remercie notre Conseil communal pour sa collaboration et en particulier notre Syndic, M. P.-A. Clément, pour sa disponibilité et l’excellent climat de collaboration tout au long de mon année de Présidence.

Chères et chers collègues du Conseil général, je tiens à vous réitérer mes remerciements pour votre confiance. Ce fut, je le répète,7un honneur que de présider cette noble assemblée en aussi bonne compagnie.

Liebe Kolleginnen und Kollegen des Generalrates, es liegt mir daran, ihnen meinen Dank für ihr Vertrauen auszusprechen. Es war für mich – ich wiederhole mich – eine Ehre, Präsident dieser noblen Vereinigung zu sein und ein Jahr in guter Gesellschaft mit Ihnen zu arbeiten.

Je souhaite plein succès à M. le Président nouvellement élu, M. M. Bugnon, que je remercie pour son aide et ses conseils avisés.

Je lève la séance pour la dernière fois, M. le Président nouvellement élu, je vous cède la place !

Que Vive notre Conseil et que vive Fribourg–Freiburg !  Es lebe unser Generalrat und es lebe Freiburg–Fribourg !

Pierre-Olivier Nobs

Solidarité et durabilité dans une économie sociale de marché, voici ce qui imprègne mes engagements, projets et réalisations….